DANSER AVEC SES CHAOS INTERIEURS…
MAIS AVEC STYLE !


PANNE SECHE ?

Cela faisait quelques temps que je n’avais plus envie d’écrire.

J’avais beau essayé de me contraindre à grand renfort d’injonctions : « Il faut », « Secoue-toi ! » ; rien n’y faisait.

Je ne pouvais même pas me planquer derrière une panne sèche ou le syndrome de la page blanche. Non. Juste pas envie.

Pourtant, je suis allée très loin dans mon dialogue intérieur archi culpabilisant, j’ai osé utiliser mon thème en astrologie chinoise pour tenter une sortie de mon coma rédactionnel. Ça donnait à peu près ceci : « bon, ton énergie utile c’est le Bois. L’écriture c’est du Bois. Donc si tu n’écris pas, eh ben tu entraves la fluidité de ton énergie ». Allez, bam ! Et alors ? … Ça n’a pas marché. 

Aujourd’hui pourtant j’écris. Non pas que j’ai un truc à vendre ni découvert que j’avais tout à coup des choses ultra intéressantes à partager (Spoiler : lire la suite ne va pas changer votre vie !). Pourquoi alors ? Parce que j’en ai envie.  Pourquoi maintenant ? Parce que le méli-mélo qui était dans ma tête commence peu à peu à se transformer en un modeste processus de réflexion. Le sujet : comment accepter et assumer le fait d’être « multiple » ?


ON FAIT DES CHOIX
SANS TROP SAVOIR POURQUOI

Quand j’étais jeune et qu’il fallait choisir quelles études entreprendre, c’était un vrai casse-tête. Rien ne m’attirait. J’ai donc procédé par élimination et me suis tournée vers ce qui me rebutait le moins, des études en commerce et marketing. Les études ne m’ont pas transcendée mais ce choix a une une vertu de taille : la rencontre avec un ami cher à mon coeur, Fred. Rien que pour ça, ces études ont finalement été le bon choix. 

Bien plus tard, j’ai décidé d’étudier la médecine chinoise. Sélectionner une école était un tour de force dans la mesure où je ne connaissais rien au sujet. J’y suis allée à l’intuition. Je ne sais pas si c’était le meilleur choix mais là encore il s’est avéré juste car il m’a permis de faire la connaissance de Nadine, une amie devenue chère également. 

Après mes études de médecine chinoise, je menais une double activité. Je travaillais la semaine dans une société industrielle et le samedi j’avais un cabinet de médecine traditionnelle chinoise (MTC). Pendant 4 ans j’ai tergiversé : je me lance à 100% en MTC ou je reste en entreprise ? Les hormones ont tranché pour moi et j’ai choisi la MTC (oui, sans le savoir j’étais enceinte de ma fille :-)). 

En entreprise, je n’ai jamais fais plus de 2 ou 3 ans le même job. Une fois la mission sur les rails, ils me fallait un nouvel os à ronger. La routine ce n’était pas mon fort. C’est pourquoi, lorsque j’ai ouvert mon cabinet à plein temps, la crainte de la routine et de l’ennui m’a envahie. 

Pourtant, depuis près de 20 ans je pratique les soins traditionnels chinois et Ô surprise (!) j’ai toujours autant de plaisir et d’envie à chaque séance. Why ? Parce que, l’air de rien, mon activité s’est organisée en multi-activité. Oui l’air de rien car il n’y a pas eu de stratégie en 4 étapes pour définir un plan à 3, 5 ou 10 ans. Nan ! Tout simplement des opportunités se sont présentées et je me suis jetée dessus comme un tigre avale ses 40 kg de bidoche. 

Aujourd’hui, une journée au cabinet est polymorphe : soins de médecine chinoise, lifting énergétique Teliene, diététique chinoise, astrologie chinoise BAZI, accompagnement au changement … Mon fil rouge :  le TAO (freestyle mais pas trop quand-même). 

Comme ça ne suffisait pas, il y a 3 ans je me suis prise de passion pour la mise en oeuvre du TAO dans les organisations. J’ai pu accompagner des dirigeants mais la frustration de ne pas être moi-même à la manoeuvre s’est invitée peu à peu … Et je vous le donne en mille, il y a un an, mon mari a racheté une entreprise industrielle. C’était censé être son projet et pas le mien. Il ne bénéficiait que d’un mois d’accompagnement de la part du cédant et de son assistante qui partait à la retraite. Je suis venue l’aider pour 3 mois. J’y suis toujours ! Je me suis attachée à l’équipe et tenter d’appliquer les valeurs du TAO dans l’entreprise est galvanisant. Aujourd’hui je me partage donc entre mon cabinet et FC METAL. 


MULTI-ACTIVITE : CHAOS OU COHERENCE ?

Tous ces choix, je les ai remis en cause à grand coup de croyances limitantes. Je vous passe l’enfer du questionnement sur la légitimité, ce sera pour une autre fois, ou pas d’ailleurs. 

Je vous partage donc mes dialogues intérieurs : 

« Tu n’as pas de stratégie »
« Tu t’éparpilles »
« Tu ne sais pas te positionner »
« Blablabla … »

Ces fichues croyances prennent tellement de place qu’elles finissent par se transformer en vérité absolue. Pour quelqu’un qui prône le principe de vérité relative c’est tout de même dérangeant. 

Ces croyances sont des fléaux, des boulets. Des emmerdeuses, oui ! Toutes gouvernées par Sainte Culpabilité. Ce qui est totalement absurde, c’est d’avoir conscience que ces circonvolutions mentales ne sont en rien fondées et de continuer à s’y accrocher comme une moule sur son rocher. 

Et pendant que l’on oscille et tergiverse entre nos aspirations profondes et cette voix de mégère intérieure, que se passe-t-il ? Ben rien.  Parce que là c’est Sainte Procrastination qui assure la relève. Mon manque d’envie dont je parle en intro, il vient de là ?! 


ET POURTANT, DES AJUSTEMENTS SE METTENT EN PLACE

Certains pensent que tout ce que j’ai mis en place était pensé d’avance et planifié. J’en serai incapable car la stratégie n’est pas mon fort ni même l’anticipation d’ailleurs. Je peux être impulsive dans mes décisions et ensuite avancer à la vitesse d’un escargot sous tranquillisants. Vous en conviendrez, ce n’est pas l’alliance idéale pour construire un plan quinquenal. Et quand bien même j’aurais réussi à construire un bout de stratégie, probablement sous l’emprise cette fois de stupéfiants, que serait-il sorti du chapeau ? Un truc à la hauteur de cette réflexion stratégique, un truc mortellement assommant.

Ce qui est fort, c’est que malgré tout ce bric-à-brac psychique, la part guidée par notre intuition s’insinue, s’infiltre au goutte à goutte, tout ça discrètement, sans fanfare. Comme l’arbre qui pousse sans bruit et qui un jour donne de beaux fruits. 

Finalement ce qui est en place aujourd’hui ça me va. Je me sens bien dans ce que je fais et au clair sur pourquoi je le fais. C’est sûr que j’aurais pu faire autrement. Mieux ? Pas forcément. En tout cas, ce qui est me ressemble. 


CE QUE JE RETIENS DE TOUT CA

D’abord que l’objectif premier que l’on se fixe n’est pas forcément le bon mais il permet d’aller vers la bonne destination, que l’on ne connait pas au démarrage de l’aventure. 

La multi-activité c’est ma forme, j’y suis comme un poisson dans l’eau. Donc je ne change rien, si ce n’est rajouter une nouvelle activité. Je rigole hein !?

Au lieu de faire des études pour apprendre un métier, pourquoi ne disons-nous pas à nos enfants qu’ils peuvent étudier pour apprendre des métiers ou bien un premier métier et que le champ des possibles reste ouvert ?

Ni vous ni moi ne sommes fait pour rentrer dans les cases.
Il n’y a aucun moule fait pour nous accueillir puisque nous sommes en perpétuelle transformation. 

Et vous, comment vivez-vous vos chaos intérieurs ?
Avez-vous aussi l’impression de construire votre chemin à l’intuition ?